Municipales 2026 à Calais : écologistes et insoumis rassemblés derrière la candidature de Jean-Philippe Lannoy

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Un commerçant bientôt à la tête de la mairie de Calais (Pas-de-Calais) ? L’insoumis Jean-Philippe Lannoy l’espère, lui qui est parvenu à agréger les soutiens des écologistes et du collectif « Transformons la ville » dans l’optique des élections municipales de mars prochain. C’est avec « fierté et humilité » qu’il a annoncé qu’il prendrait la tête de cette liste sur son compte Facebook mercredi. Jean-Pierre Moussaly, conseiller municipal vert, figure à la troisième place.

Tous deux avaient été élus en 2020 sur la liste d’opposition Respirer Calais, mais cette dernière part divisée pour le prochain scrutin, resitue Nord Littoral. Socialistes et communistes ont choisi de faire bande à part, préférant constituer une liste commune avec Génération(s), derrière Marion Lavigne (PC). Nicolas Vernalde (PS) brigue, lui, la tête de l’agglomération.

Selon nos confrères, une querelle autour du conflit israélo-palestinien aurait eu raison d’une union complète. Un reflet local de tensions grandissantes entre insoumis et socialistes à plus grande échelle.

Pris en étau entre leurs différents alliés, les Verts font bien souvent le choix de constituer des listes avec les socialistes. C’est le cas à Paris. Mais il existe des exceptions. À Calais, donc, mais aussi à Limoges (Haute-Vienne), par exemple, ou encore à Belfort (Territoire de Belfort).

Le Rassemblement national veut jouer les trouble-fêtes

En dépit de ces divisions internes à la gauche, Jean-Philippe Lannoy entend tirer son épingle du jeu et estime que c’est une « responsabilité immense » qui lui a été confiée. « Celle de porter votre voix, vos colères, mais surtout vos espoirs. Pas d’homme providentiel, mais une équipe soudée, diverse et prête à diriger Calais », promet-il dans un communiqué.

Face à l’accroissement de la précarité et à « l’inaction climatique », il propose « cinq mesures concrètes pour fixer un cap et changer radicalement la vie quotidienne ». La première : faire de l’eau un « bien commun », géré « en régie publique ». La deuxième : organiser des référendums d’initiative citoyenne. La troisième : ouvrir un restaurant social et des bains-douches municipaux. La quatrième : faire de Calais un « Territoire zéro chômeurs ». La dernière : augmenter les places d’hébergement, réquisitionner des logements vacants et créer une maison pour les femmes et les familles.

Ce premier socle de mesures convaincra-t-il les électeurs de détrôner Natacha Bouchart de la mairie ? L’édile (Les Républicains) occupe la tête de l’exécutif municipal depuis 2008 et compte bien conserver son siège.

L’attention se portera également sur le Rassemblement national, dont la candidature sera incarnée par un député, Marc de Fleurian. Et pour cause, le parti d’extrême droite gagne du terrain dans le département, en particulier dans le bassin minier.

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