Grande nouvelle au zoo d’Amiens Métropole (Somme), les girafes sont de retour après trente ans d’absence. Gustave, un an et sept mois, à la robe claire, et Kirsi, quasiment deux ans, à la robe plus foncée, nés au Zoo de La Palmyre (Charente-Maritime) et au Bioparc de Doué-la-Fontaine (Maine-et-Loire), découvrent depuis quelques jours, l’imposant et lumineux bâtiment construit pour eux. Les deux mâles sont chouchoutés par une équipe de cinq soigneurs, bientôt six.
Se développant sur 310 m2 et chauffé à 15 °C grâce à des aérothermes, leur cocon paillé est doté d’une hauteur sous plafond de 8 m. Il comprend trois loges individuelles et une loge commune pouvant accueillir jusqu’à quatre girafes adultes et leurs petits. A la réouverture du parc, le 1er février, une baie panoramique permettra aux visiteurs d’observer les girafons par tous les temps.
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« Ils appartiennent aux sous-espèces girafe de Nubie et girafe de Kordofan en danger critique. Tout le monde est content de leur arrivée. Certains visiteurs les attendent depuis le départ des dernières », explique Nicolas Lefrique, gestionnaire des collections au zoo d’Amiens Métropole, alors que nous les observons le plus discrètement possible depuis une passerelle.
6 m de haut à l’âge adulteCelle-ci, érigée à 3 m 50 de hauteur, permet aux soigneurs de leur donner leurs rations de granulés de luzerne, des légumes (oignons, carottes et choux) et du bambou frais. Ils peuvent aussi grignoter du foin dans un râtelier central suspendu. De petites quantités de pommes permettent de les entraîner pour faciliter les futurs examens médicaux.
Soigneurs comme girafons apprennent à se connaître chaque jour un peu plus. Quand Clarisse remplit les mangeoires avant de les faire descendre à leur hauteur grâce à un vérin, ils se lèchent la bouche discrètement. Elle est partie se former à Doué-la-Fontaine et a appris à connaître Kirsi.
« La girafe est un animal un peu particulier car elle n’aime pas le changement, souligne-t-elle. Alors, on y va peu à peu dans le calme pour ne pas les stresser même dans nos mouvements. Toutefois, ils doivent se faire à notre présence. Ils sont apaisants et élégants à regarder. C’est une force tranquille. A côté d’eux, on se sent comme une fourmi. »
Pour le moment, les deux adolescents mesurent 3, 50 m. Ils atteindront plus de 6 m quand ils seront adultes, vers 7-8 ans. Leur déplacement à Amiens participe d’un programme de conservation ex-situ (EEP) coordonné par l’EAZA (Association Européenne des Zoos et Aquariums). Ils devraient rester ensemble durant plusieurs années, avant que l’un d’eux ne parte et que des femelles rejoignent celui resté pour donner naissance à des petits.
Record de fréquentation en 2025Déjà très complices et très curieux, les girafons s’approchent pour observer, depuis des baies vitrées, des ouvriers s’affairer aux derniers aménagements de leur future plaine africaine. Sur 6 000 m2, dans un espace paysager entre herbe, terre et sable, ils cohabiteront avec d’autres espèces emblématiques comme des gazelles, des autruches marabout, des grues couronnées…
L’ouverture de cette nouvelle zone achève un vaste programme d’extension du zoo métropolitain entamé en 2018. Il se déploie désormais sur 7 ha et abrite plus de 700 animaux pour 120 espèces différentes. C’est l’un des rares situé près d’un centre-ville. Il a clôturé son année 2025 avec 250 000 entrées, un record porté notamment par la présence de quatre tigres de Sumatra. Grâce à Gustave et Kirsi, la direction s’attend à des journées de très haute fréquentation dès la réouverture.
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