Var : le maire RN de Fréjus, David Rachline, jugé en septembre pour favoritisme

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L’agenda judiciaire de David Rachline s’alourdit. Le maire de Fréjus (Var) sera jugé pour favoritisme le 22 septembre prochain, a annoncé ce vendredi le procureur de Draguignan, Pierre Coutenier, confirmant une information du Nouvel Obs. L’édile a démissionné de son poste de vice-président du Rassemblement national début décembre et est déjà mis en cause dans d’autres procédures.

À l’issue d’une enquête préliminaire, David Rachline et plusieurs collaborateurs (anciens ou actuels) sont soupçonnés d’avoir favorisé la société de sécurité d’un proche du maire dans l’attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie, de l’office du tourisme ou encore du centre de vaccination contre le Covid-19, a précisé le procureur.

Selon l’hebdomadaire, ces contrats portent sur un total de 263 000 euros. Et dans cette affaire, David Rachline a passé deux jours en garde à vue fin novembre, ce qui a probablement précipité son choix, poussé par Marine Le Pen, de renoncer à sa vice-présidence du RN. Contacté par l’Agence France Presse (AFP), l’élu lepéniste n’a pas réagi.

Rachline dément

Devenu conseiller municipal à 20 ans, maire et sénateur à 26, réélu dès le premier tour en 2020, David Rachline a dirigé la campagne de Marine Le Pen pour la présidentielle de 2017.

Mais son étoile a commencé à pâlir avec la sortie, il y a deux ans, du livre « Les Rapaces » de la journaliste Camille Vigogne Le Coat. L’ouvrage met en exergue divers aspects de son action, avec des accusations de marchés truqués ou d’arrangements avec un puissant entrepreneur local de BTP.

De « pures inventions », répète David Rachline, qui poursuit la journaliste en justice, mais qui fait aussi l’objet d’une enquête pour corruption menée par le Parquet national financier (PNF). Dans cette affaire, des perquisitions ont été menées en mars à la mairie et chez des entrepreneurs.

D’autres affaires en cours

Il a aussi comparu en septembre devant le tribunal correctionnel de Draguignan pour prise illégale d’intérêt, pour ne pas être sorti pendant des délibérations du conseil municipal portant sur ses nominations à la tête de deux sociétés d’économie mixte.

Le tribunal doit se prononcer le 27 janvier. Le parquet a requis 10 000 euros d’amende et suggéré que la peine complémentaire d’inéligibilité, automatique en cas de condamnation, soit assortie du sursis, sans exécution provisoire.

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