« Un dénigrement d’une violence inouïe » : Marine Le Pen monte au soutien de Jordan Bardella

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La patronne du Rassemblement national, Marine Le Pen, a défendu jeudi soir son dauphin Jordan Bardella, « victime d’une campagne de dénigrement d’une violence absolument inouïe » sur sa jeunesse et son inexpérience, mais qui a, selon elle, « la cuirasse épaisse et solide ». Favori des sondages à un an et demi de la présidentielle, Jordan Bardella est attaqué par « tous ceux qui ont peur que nous gagnions demain les élections », a affirmé Marine Le Pen sur CNews et Europe 1.

Marine Le Pen sur son procès : «Les juges ont le droit de vie et de mort sur la candidate à la présidentielle que je suis» dans #LaFranceEnFace pic.twitter.com/EWX38yzE16

— CNEWS (@CNEWS) December 18, 2025

L’homme politique, âgé de 30 ans, a notamment vécu un moment de télévision pénible, il y a quelques jours. Invité de l’émission « Quelle Époque ! » sur France 2, Jordan Bardella a été raillé par le public et moqué par l’ancienne ministre Roselyne Bachelot, après des réponses un peu hésitantes.

Sous le coup d’une peine d’inéligibilité, Marine Le Pen, triple candidate au scrutin suprême, a déjà prévenu que son cadet la remplacerait si cette sanction était confirmée au terme de son procès en appel début 2026. À ses yeux, il en a l’étoffe car « il a été militant du RN dans des endroits où c’est difficile », en Seine-Saint-Denis, et « cette expérience-là vaut mille fois le pantouflage de quelques hauts fonctionnaires qui sont devenus Premier ministre comme madame Borne ».

« Les blessures, la difficulté du combat… Jordan, il les a vécues », a-t-elle ajouté, soulignant qu’avec « quinze ans de vie politique derrière lui », son successeur à la tête du parti d’extrême droite a « acquis une cuirasse bien plus épaisse et solide que la plupart de ceux qui s’imaginent demain pouvoir concourir à quelque élection que ce soit ».

Pas de réconciliation entre Le Pen et Knafo

Une seconde catégorie qui inclut l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo, pressentie pour se lancer dans la course à la mairie de Paris, face notamment au candidat RN Thierry Mariani. « Je vais avoir du mal à la considérer comme une alliée parce qu’elle nous a toujours combattus » et qu’elle a « failli nous empêcher d’être au second tour de l’élection présidentielle » en 2022 avec son conjoint Éric Zemmour, a souligné Marine Le Pen.

🥚 Le président du RN @J_Bardella revient sur le jet d'œuf dont il a été victime au début du mois, dans le Tarn-et-Garonne : un geste qu'il considère comme ule signe d'un durcissement du débat démocratique.#QuelleEpoque @FranceTV @LeaSalame pic.twitter.com/hEKpDLJcDO

— Quelle Époque! (@QuelleEpoqueOff) December 14, 2025

« Rien de ce qu’elle a fait jusqu’à présent ne me permet d’avoir fondamentalement changé d’avis sur elle », a insisté la patronne du RN, qui attend de la voir « prouver ce qu’elle est capable de faire toute seule » puisque, « la seule fois où elle a été élue, c’était sous le nom de Le Pen » - en réalité sur la liste de sa nièce Marion Maréchal aux européennes 2024.

La tante a d’ailleurs rendu hommage à sa nièce, qui « travaille à être une forme de passerelle » à Bruxelles avec d’autres formations d’extrême droite. Oubliée donc son ralliement à Éric Zemmour, vécu comme une trahison : « on peut être touchée sans être dans un reproche éternel. De toute façon, dans la famille nous avons le pardon facile ».

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