« On ne fait que du vaccin en ce moment » : avec les vétérinaires en première ligne face à la dermatose nodulaire

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À l’arrière de son Jumpy - un véhicule utilitaire -, trône un carton avec tout le nécessaire pour la tournée du matin : combinaison, seringues, pistolets et liste des animaux. « On ne fait que du vaccin en ce moment », raconte Elsa (le prénom a été changé), énergique vétérinaire en polaire sans manches depuis le parking de la clinique de Morlaàs (Pyrénées-Atlantiques). Sa première requête : « Ne citez pas mon nom, la tension est importante en ce moment ! » Parce que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), maladie grave des bovins, touche de plus en plus d’élevages en France. Parce que des confrères ont été bousculés quand ils sont allés abattre des troupeaux infectés, et que d’autres ont été menacés même dans des territoires sans aucune trace de la DNC.

Qu’importent les tensions, les vétérinaires ne chôment pas. La clinique bourdonne comme une ruche. Cheveux bruns relevés en queue-de-cheval, une vétérinaire enchaîne les appels aux éleveurs des environs pour leur envoyer au plus vite les pros de santé animale. Dans la zone réglementée, à savoir à 50 km d’un cas détecté, la vaccination est obligatoire et 100 % payée par l’État.

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