Il a frôlé la mort sans le savoir. Un journaliste britannique en vacances aux Philippines a publié une vidéo sur son compte Instagram jeudi 11 décembre dans laquelle il tient dans sa main un bébé poulpe lors d’une balade matinale au bord de l’eau.
« À la plage aujourd’hui… Un bébé poulpe capturé par une bande d’enfants de la plage », écrit le journaliste, accompagné d’une vidéo dans laquelle on le voit tenir entre ses doigts une jolie pieuvre aux anneaux bleus.
Si le petit poulpe est certes magnifique, Andy McConnell n’était pas au courant qu’il s’agit de l’un des animaux les plus venimeux de la planète. Ce n’est que le lendemain, grâce aux très nombreux commentaires postés sous sa vidéo, qu’il s’est rendu compte qu’il n’est pas passé loin de la mort.
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« J’ai frôlé la mort », indique le journaliste de la BBC en légende de sa vidéo. Dans celle-ci, il raconte avoir croisé un groupe d’enfants « très agité » pendant sa balade matinale qui lui a expliqué qu’ils avaient attrapé un « bébé poulpe » qu’ils se passaient entre eux et relâchaient dans l’eau.
Une toxine presque 100 fois plus toxique que le cyanure« Il s’avère qu’il s’agissait d’une pieuvre à anneaux bleus, instantanément reconnaissable par les Australiens et d’autres comme le premier, deuxième, troisième animal le plus venimeux du monde », écrit-il.
En effet, si elle ne mesure que quelques centimètres, la pieuvre aux anneaux bleus possède un venin extrêmement dangereux qui contient une tétrodotoxine, une toxine thermostable presque 100 fois plus toxique que le cyanure de potassium.
Ce petit poulpe est l’un des seuls céphalopodes capables de tuer un humain et pour l’instant, aucun antidote existe contre son poison. Son venin serait suffisant pour tuer jusqu’à 26 personnes.
Heureusement pour ce touriste, ce céphalopode a un tempérament très calme. Les spécialistes s’accordent pour dire que ces derniers ne sont pas agressifs et préviennent même de leur dangerosité avec leurs anneaux bleus. Ceux-ci servent de signaux « aposématiques », c’est-à-dire que des motifs et/ou des couleurs apparaissent lorsque l’animal se sent menacé et prépare son attaque.
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