Il se dit « très inquiet » par la situation. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a affirmé, ce jeudi 18 décembre, être disposé à servir de médiateur en faveur d’une « solution pacifique » entre les États-Unis et le Venezuela pour « éviter un conflit armé en Amérique latine », évoquant une possible conversation avec Donald Trump.
En pleine montée des tensions entre Washington et Caracas, Lula a déclaré être « très inquiet », ajoutant être « à la disposition » des deux gouvernements et qu’il parlerait « probablement » avec son homologue américain « avant Noël » afin d’éviter une « guerre fratricide ».
Fin novembre, le président brésilien avait souligné qu’il était « grandement préoccupé » par la présence militaire américaine en mer des Caraïbes, près du Venezuela. Et ce à la suite du déploiement par les États-Unis dans cette zone du plus grand porte-avions du monde, accompagné d’une flotte de navires de guerre et d’avions de chasse, pour mener des opérations antidrogue. Une tentative américaine de le renverser, avait quant à lui réagi le président vénézuélien Nicolás Maduro.
Une proposition similaire de la présidente du Mexique« Je pense qu’il n’y a aucune raison d’avoir une guerre maintenant », avait alors commenté Lula, avant d’adresser la mise en garde suivante : « Ne répétons pas l’erreur qui s’est produite dans la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Autrement dit, une fois qu’un coup de feu est tiré, il est difficile de prévoir comment cela se terminera ». Il avait à cet égard rappelé que son pays partageait une frontière avec le Venezuela.
Il n’est pas le seul à vouloir se poser en arbitre des tensions entre Washington et Caracas. La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, s’est elle aussi proposée jeudi en tant que médiatrice entre États-Unis et Venezuela afin d’éviter « une intervention » armée.
« Nous allons chercher, avec tous les pays qui le souhaitent en Amérique latine ou sur d’autres continents, une solution pacifique » et à éviter une « intervention » américaine au Venezuela, a déclaré la présidente de gauche au cours de sa conférence de presse matinale.
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