« Il se prépare déjà à fond » : Gabriel Attal pose ses jalons pour 2027

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Gabriel Attal continue de tourner la page des années Macron. Et ça se voit. Sur la façade du nouveau siège de Renaissance - 2 000 m2 inaugurés en septembre dernier rue Robert-Schuman (VIIe), à quelques encablures de l’Assemblée - le nom du parti macroniste y figure désormais en tout petit. Écrasé par d’immenses lettres reprenant juste au-dessus le projet politique que l’ancien Premier ministre veut porter dans la perspective de 2027 : « Pour une nouvelle République ». Plus qu’un slogan, la preuve supplémentaire de ses ambitions.

À seize mois de l’échéance présidentielle, Attal a des fourmis dans les jambes et compte faire quelques pas de plus vers une candidature. Il ne lui a pas échappé le trou d’air politique de ses principaux rivaux au sein du bloc central, Édouard Phillippe (Horizons) et Bruno Retailleau (LR), comme il observe avec gourmandise les derniers sondages qui le placent désormais en troisième position des personnalités vers lesquelles les Français projettent le plus d’intérêt pour cette élection, même si l’écart avec Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon reste notable : 33 % de bonnes opinions pour le candidat du RN dans la dernière enquête Ipsos BVA pour la Tribune dimanche, 30 % pour l’Insoumis… et 19 % pour le patron de Renaissance. Alors il veut accélérer.

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