Un besoin irrépressible de parler semble s’être emparé des détenus du quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais). Au point que les responsables de cet établissement où sont rassemblés les plus importants narcotrafiquants de France se sont étonnés, il y a quelques semaines, d’une inflation d’appel à des associations comme la « Croix Rouge écoute les détenus », « France victimes », « les narcotiques anonymes » ou encore « Écoute Dopage » — une problématique pourtant assez rare en détention… —, chargées de répondre 24 heures sur 24 aux prisonniers en quête d’une aide ou d’une écoute.
Des appels qui, contrairement aux coups de fil passés à leurs proches par les détenus, sont protégés par la confidentialité des échanges et ne peuvent habituellement être écoutés par les agents de l’administration pénitentiaire. Cette inflation d’appels à des associations de la part de détenus n’ayant, au cours de leur parcours carcéral passé, jamais eu d’échanges avec ces services d’aide a poussé les services du ministère de la Justice à prendre des mesures.
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