Mobilisation agricole : BFMTV et Midi Libre dénoncent des « violences » et « menaces » envers leurs journalistes

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BFMTV a dénoncé des « violences inadmissibles ». Deux journalistes de la chaîne d’information continue affirment avoir été été agressées sur un blocage d’agriculteurs dans l’Aude et prévoient de porter plainte, selon un communiqué de leur direction.

« Nos deux journalistes ont été violemment prises à partie verbalement et menacées physiquement par un tracteur qui volontairement a tenté de les percuter, à deux reprises », écrit la chaîne dans un communiqué.

« Elles vont porter plainte », ajoute le texte, précisant que le groupe RMC-BFM « s’associe pleinement à ce dépôt de plainte et engage les poursuites judiciaires appropriées ».

Blocage de l’A61

BFMTV dénonce « avec la plus grande fermeté ces violences inadmissibles » survenues, selon elle, mercredi à 22H45, après un duplex sur ce barrage des agriculteurs sur l’autoroute A61 Narbonne-Toulouse. Sollicitée, la gendarmerie n’était pas en mesure de confirmer dans l’immédiat cet incident.

Cet axe reliant Toulouse à la Méditerranée a été bloqué mercredi dans les deux sens à hauteur de Carcassonne par quatre cortèges de tracteurs qui ont convergé depuis Narbonne et d’autres points de l’Aude. La veille, l’autoroute avait été bloquée dans un sens à Villefranche-de-Lauragais.

Jeudi matin, les manifestants avaient quitté les lieux sur ces deux points, selon Vinci Autoroutes qui a précisé à la mi-journée vérifier que l’autoroute pouvait bien être rouverte à la circulation.

Des journalistes de Midi Libre menacés

Le quotidien Midi Libre a aussi dénoncé des menaces, mardi matin sur un barrage à Béziers, à l’égard de plusieurs journalistes. Une photo circulant sur les réseaux sociaux montre un véhicule siglé du journal en déséquilibre sur ce qui semble être un pneu de tracteur.

« Notre équipe de reporters a été prise à partie par un quarteron de syndicalistes de la Coordination rurale, mécontents après la parution d’un article sur une de leurs précédentes actions. Menaces et intimidations ont fusé. Sortant les muscles, ils ont immobilisé son véhicule », écrit la rédactrice en chef adjointe Estelle Devic dans un édito.

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