Depuis plusieurs jours et jusqu’au 4 janvier, une boîte de nuit étrange est installée dans le marché couvert d’Albi (Tarn). Ce Pocket Club, la plus petite discothèque du monde permet aux curieux de s’ambiancer. Le concept, imaginé par quatre amis du collectif Campagn’art, qui promeut l’art contemporain extérieur, n’était pourtant pas du tout destiné à avoir cette vie.
« Le ressenti est immédiat »« À la sortie du Covid, nous avons imaginé cette petite boîte de nuit comme une œuvre d’art, avec une amie. Mon mari s’est occupé de l’aspect technique et, lors du festival que nous organisons à Parisot (Tarn), les gens ont adoré », raconte Patricia Aubertie-Benoist. Devant ce succès, la micro-discothèque est ressortie lors de l’édition suivante, deux ans plus tard, et attire l’œil des organisateurs du festival de musique des Arts Scénics, à Lisle-sur-Tarn. Là encore, le Pocket Club, 100 % tarnais, ne désemplit pas et ses créateurs se disent qu’il y a quelque chose à faire. Partout où elle est présente, cette boîte de nuit transportable suscite une réaction « unanime » assurent-ils.
« Le ressenti est immédiat, affirme Patricia Aubertie-Benoist. Avec la boule à facettes, les playlists par décennies et le son très bon, les gens s’imaginent en boîte de nuit. Et on n’a pas le regard des autres… » Ce qui était au départ un délire entre amis a rapidement séduit comités d’entreprise, festivals mais aussi particuliers pour des anniversaires ou des mariages.
Afin de répondre aux normes de sécurité et de pouvoir la louer, une deuxième version plus grande est imaginée, intégrant des miroirs, un photobooth, et une accessibilité aux personnes à mobilité réduite. « On veut amener la fête partout et pour tous », sourit Patricia. Et les créateurs ne veulent pas s’arrêter là puisqu’ils prévoient d’en fabriquer d’autres, dont une pliable et une intégrant le mode payant. Avec l’idée de la faire entrer dans les Ehpad, les hôpitaux et les résidences seniors. « Pour cela, on cherche des financements. »
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