Surchauffées, plongées dans l’eau, réfrigérées, incendiées, écrasées… Voilà le sort réservé aux batteries testées dans le nouveau centre d’essai qui vient d’ouvrir à Neuville-aux-Bois (Loiret), au nord d’Orléans, à l’emplacement de l’ancien Intermarché.
Récemment inaugurée, cette unité hors norme de 5 000 m2 permet de détruire des packs de grande puissance en condition extrême pour mettre à l’épreuve leur solidité et leur résistance, voire des véhicules entiers qui ressortent sous forme d’épave…
Elle a été montée par le groupe bordelais Serma, qui y a investi 12 millions et embauché une équipe d’une vingtaine de salariés pour renforcer ses capacités d’essais – deux autres centres ont ouvert plus tôt cette année, en Gironde et dans l’Essonne – et tester des batteries de grande puissance, jusqu’à 150 kWh.
Des tests pour Renault ou des fabricants de batteriesDans les bunkers où se déroulent ces tests, pas de prise de vue autorisée, pas d’appareils photos, pas de caméras. Pas plus que dans le centre de contrôle où des écrans permettent de visualiser ce qui se passe à l’intérieur, quand les batteries subissent ces traitements de choc, avant qu’elles soient ouvertes, disséquées et analysées.
Serma, qui travaille pour des constructeurs automobiles comme Renault ou des fabricants de batteries, se présente en effet comme stratégique pour le développement de la mobilité électrique en France et en Europe, face à la concurrence chinoise.
« La mobilité décarbonée a besoin de moyens souverains d’essais », explique le directeur général du groupe, Olivier Besombes. « Pour nous c’est une étape majeure. Avec nos différents sites, nous avons désormais une offre unique en Europe. » En forte croissance, Serma va finir l’année autour de 200 millions d’euros de chiffres d’affaires, pour un effectif global de 1 400 salariés.
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