C’était le rêve d’Éloïse. À ses 18 ans, la jeune femme se rend chez un perceur pour se faire percer « l’hélix » - le bord externe de l’oreille -. Morgane, elle, avait voulu faire l’inverse, ce qu’on appelle l’« anti-hélix » - piercing que l’on pose sur le pli intérieur de l’oreille. Deux piercings différents, réalisés par deux professionnels différents… Aux conséquences similaires.
Car, après quelques semaines, Morgane et Éloïse voient des douleurs apparaître. Elles consultent un médecin, prennent des antibiotiques… Mais rien ne fonctionne. La douleur devient insupportable. Morgane « ne dort plus la nuit » et explique : « Je me couchais dans ma baignoire avec de l’eau sur mon oreille parce que c’était la seule chose qui me soulageait ».
« Une bactérie que l’on retrouve aussi sur les cadavres »Les deux jeunes femmes finiront par se rendre aux urgences et seront, par la suite, opérées sous anesthésie générale. Morgane, elle, explique que l’on a retrouvé une bactérie similaire à celle que l’on peut retrouver « sur des cadavres », après que des analyses bactériologiques ont été réalisées. Pour Éloïse, il s’agirait d’une bactérie que peuvent contenir des eaux usées.
Cependant, beaucoup d’éléments peuvent déclencher de telles infections : qu’il s’agisse du perceur, de l’hygiène, du matériel qu’il utilise, autant que de la personne qui a été percée, notamment si elle ne respecte pas correctement les soins nécessaires, normalement indiqués par le perceur.
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