« La meilleure offre positionnée, c’est la nôtre » : Stephan Français détaille sa proposition de reprise pour Brandt

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Au lendemain de son annonce surprise pour Brandt, l’homme d’affaires Stephan Français revient sur sa proposition de reprendre l’usine d’Orléans du groupe d’électroménager en liquidation judiciaire. S’il rappelle ce jeudi que d’autres offres vont être étudiées, il estime être « le mieux positionné ».

« On a une offre industrielle, de reprise des marques, de l’activité historique mais aussi une modernisation de tout ce qui peut être proposé autour de Brandt et de de Diertrich », déclare sur RMC le PDG de Thomson Computing, candidat à la reprise partielle de Brandt.

Son objectif est « d’arriver sur des nouvelles technologies ». « Ce que je veux, c’est apporter des lignes d’informatique à produire depuis Orléans. C’est un additionnel intéressant sous la marque Thomson. Évidemment poursuivre les nouvelles technologies, les robots et les lunettes connectés et les drones. Partout il y a l’IA et partout l’informatique est au cœur de l’innovation ».

« On ne peut pas rester sur un domaine qui n’a pas marché »

Sur les inquiétudes des salariés du site qui ne sont pas spécialistes des produits informatiques, Stephan Français explique que chez Brandt - qui « fait partie de l’histoire française, comme Thomson » -, « il y a toujours eu de l’évolution technologique ». « Brandt ne s’est jamais limité à une seule gamme de produit. »

« On ne peut pas rester sur un domaine qui n’a pas marché, seulement il faut continuer ce qui marche et ce qui est rentable », détaille-t-il, indiquant avoir un « soutien énorme » de la grande distribution, du maire d’Orléans « qui croit beaucoup en ce projet » et de la région.

Il mentionne avoir rencontrer le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin. « Est-ce qu’ils ont le droit de se positionner sur un seul dossier ? Non, ils vont regarder ce que le liquidateur va décider et en fonction étudier les offres », relate-t-il. Il annonce qu’il va avoir des courriers de présidents d’enseignes qui expliquent « que la meilleure société positionnée, c’est la nôtre ».

Estimant avoir sauvé Thomson, Stephan Français pousse un coup de gueule. « J’en ai ras le bol qu’en France on ne comprenne pas qu’il faut donner les boîtes à des spécialistes, pas à des gens qui théorisent », explique-t-il, avant de s’interroger : « On va dépecer la France ? C’est ça qu’on veut ? »

Se disant mercredi attentif à la « maîtrise des coûts », le PDG de Thomson Computing a précisé qu’il commencerait avec « 150 salariés » dès l’année prochaine. « Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera », a-t-il affirmé. Ce jeudi, il promet aux salariés que si son offre passe, « ceux qui voudront, avec une bonne volonté entrer dans une nouvelle entreprise, deviendront actionnaires de l’entreprise au bout de cinq ans ».

Pour prendre vie, le projet de reprise du site d’Orléans de Brandt devra cependant être validé par le tribunal des activités économiques de Nanterre. Un appel d’offres pour la reprise de l’usine doit être lancé courant janvier, a aussi précisé mercredi Bercy.

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