« On avait prévu de fêter le Nouvel An ensemble » : le monde du biathlon effondré par la mort de Sivert Bakken

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Il est inconsolable. Ce mardi, Tommaso Giacomel a perdu « l’un de ses meilleurs amis », le biathlète Sivert Guttorm Bakken. Retrouvé mort dans son sommeil alors qu’il participait à un stage d’entraînement dans le col de Lavazè en Italie, le Norvégien de 27 ans a plongé toute une discipline dans le deuil.

« Honnêtement, je suis dévasté, a réagi Tommaso Giacomel sur Instagram. Nous avions prévu d’aller skier ensemble aujourd’hui, mais tu n’es pas venu. Nous avions également prévu de fêter le réveillon du Nouvel An ensemble, mais tu ne seras pas là. La vie a été très dure pour toi, t’empêchant de pratiquer ton sport pendant plus de deux ans il y a quelque temps, et maintenant ça. C’est injuste ! »

Éloigné des pistes pendant deux ans à cause d’un problème cardiaque survenu après son vaccin contre le Covid-19, Sivert Guttorm Bakken était revenu à la compétition en 2024. Cette saison, il pointait à la 13e place du classement général de la Coupe du monde. Il avait notamment pris la 5e place du sprint du Grand-Bornand la semaine dernière.

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« C’était tellement bien de te voir de retour, a écrit le Français Éric Perrot. Tu resteras à jamais dans nos cœurs. » Quentin Fillon Maillet a, lui, exprimé « toutes (s)es pensées à sa famille et à son équipe ». Jeanne Richard, Lou Jeanmonnot ou Émilien Jacquelin ont également rendu hommage au Norvégien, unanimement apprécié au sein du microcosme du biathlon mondial.

« L’incarnation même du dévouement »

Tommaso Giacomel a d’ailleurs tenu à évoquer la personnalité solaire de son ami. « J’ai toujours dit que ce que je chérissais le plus dans mon parcours de biathlète, ce n’étaient pas les courses que j’allais gagner, mais les personnes que j’allais rencontrer et connaître en chemin. Tu es rapidement devenu l’un de mes meilleurs amis, avec ton sourire, ton humanité et ton état d’esprit. Tu auras toujours une place spéciale dans mon cœur », a promis l’Italien.

« Sivert, tu étais l’un des plus courageux, a écrit de son côté le Norvégien Sturla Laegreid. Tu avais la capacité de te sortir des situations les plus difficiles. Là où tout le monde aurait abandonné, tu te donnais à fond. Tu étais un modèle, une source d’inspiration, tu avais une volonté à toute épreuve dont nous autres ne pouvions que rêver. Merci pour tout. »

Un discours partagé par son coéquipier Vetle Christiansen : « Tu étais de retour au sommet du podium, au sommet des plus hautes montagnes de Norvège et au sommet de ta vie. Plus tu t’entraînais, plus tu souriais. Tu étais l’incarnation même du dévouement. »

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