Ils sont là, alignés chez le boucher ou dans des rayons de supermarchés surmontés de quelques guirlandes, ces chapons gaillards qui s’invitent sur nos tables une fois par an seulement. Noël est leur moment comme celui de la dinde, des escargots, des marrons glacés, du foie gras et autres bûches… Mais pour quelles raisons ?
Il faut remonter à la fin du XIXe ou au début du XXe siècle pour percevoir « un embourgeoisement du repas de Noël », selon les termes de Loïc Bienassis, historien de l’alimentation. « Jusqu’à cette époque, ce sont des mets de luxe réservés à une élite. Petit à petit, le niveau de vie global s’améliorant, ils gagnent les tables de Noël, qui reste le grand repas festif de l’année, celui pour lequel on est prêt à dépenser davantage. »
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