Fondée en 2016 par le milliardaire russe Igor Ashurbeyli, la nation spatiale d’Asgardia se présente comme la « première nation démocratique spatiale ». Sur leur site, plus de 1 million de personnes du monde entier auraient rempli un formulaire gratuit leur permettant de devenir citoyens d’Asgardia. Parmi eux, certains ont choisi de devenir résidents, en payant une taxe de 100 euros.
L’objectif affiché par Asgardia : promouvoir des projets scientifiques pour permettre la création d’une arche habitable dans l’espace, et y faire naître des enfants. Un projet qui se rapproche du « cosmisme », un mouvement philosophique né à la fin du XIXe siècle en Union soviétique.
Il s’éloigne de PoutineIgor Ashurbeyli, né en URSS, est un ex-proche de Vladimir Poutine. Longtemps à la tête de l’armement russe, où il a fait fortune, il s’est éloigné du dictateur sans jamais expliquer concrètement la raison. Il imagine ensuite Asgardia, et s’en autoproclame chef en 2018.
Mais presque 10 ans après l’arrivée de cette nation spatiale et digitale, Asgardia n’a rien de concret à montrer. Parmi les désillusions : le satellite, envoyé en 2017 et supposé représenter le territoire asgardien, s’est écrasé en 2022 sans jamais que cela ne soit spécifié sur leur site Internet.
Si bien que le projet d’Asgardia, et plus précisément d’Ihor Ashurbeyli, semblent s’être récemment détournés de l’espace. En octobre 2025, le Parlement asgardien annonce vouloir entamer des démarches pour s’installer en Antarctique, sur une terre vierge de toute revendication internationale. Un projet qui a peu de chance d’aboutir.
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