« C’est bien plus qu’un bâtiment » : le centre d’incendie et de secours de Palaiseau fait peau neuve

3 min

C’est une vieille bâtisse dont on a gommé les rides et les imperfections. Construits en 1972, les 3 200 m2 qui composent le centre d’incendie et de secours (CIS) et du groupement nord à Palaiseau (Essonne) étaient « mal lotis, vétustes, un paradoxe pour des hommes et des femmes censés sauver des vies », notait, ce lundi 22 décembre, Guy Crosnier, président du Sdis 91, qui voit dans sa rénovation « bien plus qu’un bâtiment, un outil opérationnel modernisé. »

Commencés en mai 2024, ces travaux, qui ont coûté la bagatelle de 1,6 million d’euros, ont été achevés en ce mois de décembre. L’infrastructure interne du bâtiment a été repensée pour permettre une meilleure réactivité des pompiers, de la réception d’une alerte jusqu’au camion qui les emmènera en intervention.

Des locaux dédiés au service d’infirmerie

Et au retour également puisque les vestiaires ont été réaménagés avec, notamment, des armoires ventilées dédiées pour les vêtements qui ont connu l’épreuve du feu. « On s’est aperçu que quand on les mettait dans les casiers, les particules toxiques qui viennent s’y coller se déversaient dans les vestiaires, et on ne s’en débarrassait jamais », rapporte le chef du groupement nord, le lieutenant-colonel Pierrick Morvan.

Les travaux ont également permis aux infirmières d’être plus intégrées au CIS avec des locaux dédiés. « La partie infirmière était alors très petite, avec des problèmes de luminosité et d’espace. On ne pouvait pas réaliser certaines opérations, contrairement à d’autres centres de secours, comme les électrocardiogrammes. Jusque-là, c’étaient les médecins qui s’en chargeaient, ce qui était une perte de temps pour eux », note une membre de l’unité infirmière.

6 000 interventions sur l’année

Enfin, les travaux ont permis la rénovation de la salle de crise, « notre cœur de métier », souligne Pierrick Morvan. Une salle essentielle « où l’on peut passer des journées, voire des semaines entières. Cela a été le cas pendant 15 jours lors des inondations. »

C’est ici, dans cette salle remplie d’écrans géants, qu’un chef de colonne, épaulé de deux officiers, peut gérer en temps réel de multiples interventions en cours. « Cela nous permet d’avoir une meilleure analyse opérationnelle ainsi qu’un raisonnement tactique en fonction des événements », résume le chef du groupement nord.

À noter que ces 16 mois de travaux se sont déroulés sans que jamais le travail quotidien des pompiers ne s’interrompe. Un enjeu essentiel alors que le groupement nord, dont le commandement est ici à Palaiseau, regroupe plus de 13 centres de secours et gère 300 pompiers professionnels, et 400 volontaires. Et qu’ensemble ils assurent plus de 6 000 interventions sur l’année.

No comments yet.

Back to feed