Les autorités ne veulent pas des supporters sur la plus belle avenue du monde. La préfecture de police de Paris interdit dans un nouvel arrêté publié ce mardi les rassemblements de supporters sur les Champs-Élysées, jusqu’au 1er janvier à 2 heures du matin. Soit après le dernier match des phases de poules de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).
Un premier arrêté avait déjà été publié. Du 21 décembre au 19 janvier, soit pendant toute la durée de la Coupe d’Afrique des nations, aucun rassemblement de supporter n’était autorisé sur l’avenue des Champs-Élysées. L’institution écrit « qu’il existe un risque sérieux que (…) des supporters des équipes disputant les matchs se rassemblent dans le secteur des Champs-Élysées et fassent notamment usage d’engins pyrotechniques ». Elle met en avant, entre autres, les nombreux touristes sur l’avenue du VIIIe arrondissement.
Aussi, la préfecture de police justifie cette interdiction par la forte affluence du lieu, « particulièrement lors des festivités de fin d’année », mais aussi par le fait que « de précédentes éditions de cette compétition ont été le cadre de débordements et de troubles à l’ordre publics sur les Champs-Élysées et dans leurs environs ».
En 2024 par exemple, année où fut sacrée la Côte d’Ivoire, une dizaine de personnes avaient été interpellées au milieu des scènes de liesse dans la capitale, et notamment sur les Champs-Élysées.
L’arrêté initial retiréPour cette nouvelle édition de la CAN, un large périmètre avait été dessiné par la « PP », allant des portes Dauphine et Maillot (XVIe) jusqu’au Jardin des Tuileries (Ier). Étaient également compris les bords de Seine, du pont du Carrousel à celui de l’Alma.
Dans ce secteur, la préfecture de police interdisait à tout supporter de porter sur eux des « armes par nature et (…) tous objets susceptibles de constituer une arme », des « artifices de divertissement », des « articles pyrotechniques », des « substances ou (…) mélanges dangereux, inflammables ou corrosifs », ou encore des « équipements de protection ».
Sauf que trois jours plus tard, et au lendemain du match d’ouverture entre le Maroc et les Comores, la préfecture de police a publié un nouvel arrêté, retirant le premier. « Le tribunal administratif a invalidé l’arrêté initial », nous confie une source proche du dossier.
Malgré tout, les rassemblements resteront interdits… du moins pendant la phase de poules, dans un premier temps. Ainsi, c’est un troisième arrêté qui a été publié mardi 23 décembre, dans les mêmes termes que le premier. Seules les dates d’application changent : jusqu’au 1er janvier à 2 heures, soit après le dernier match des phases de poules de la CAN.
D’autres interdictions à prévoir ?« Le même dispositif (que l’arrêté) initial sera mis en place durant les matchs de la CAN par différents arrêtés préfectoraux », poursuit notre source. Ainsi, il n’est pas à exclure que d’autres interdictions soient prononcées par la « PP » lors du reste de la compétition.
Lors de la dernière édition de la CAN, en février 2024 la préfecture de police avait instauré un périmètre de sécurité sur un secteur similaire, n’interdisant les regroupements qu’à partir des demi-finales. Par contre, lors de la dernière Coupe du monde de football, à l’hiver 2022, aucune interdiction de regroupement n’avait été décidée dans la capitale.
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