La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de se propager. Deux nouveaux cas ont été détectés, dans le Sud-Ouest. Le premier a été confirmé vendredi dernier dans les Pyrénées-Orientales, dans un élevage de Saint-Marsal.
L’abattage de quatre vaches a été ordonné et effectué lundi. La vache contaminée appartenait à un élevage déjà touché par la dermatose, mais dans un groupe distinct de bovins, a précisé la préfecture, qui a confirmé l’abattage.
Le ministère de l’Agriculture confirme ce mardi un 114e cas au niveau national et donne plus de précisions. Cette vache avait été vaccinée, a indiqué « en toute transparence » le ministère à des journalistes. Il explique qu’une vache peut en effet contracter la DNC lors des trois semaines au cours desquelles le vaccin gagne en puissance, et présenter des symptômes encore plus tard.
Cette maladie contagieuse a déjà frappé les Pyrénées-Orientales. Fin novembre, elle avait conduit à l’abattage d’un peu plus de 400 bêtes dans le département, après la détection de 17 foyers.
Un deuxième cas en Haute-GaronneL’autre foyer détecté lundi se situerait dans un élevage de plusieurs dizaines de vaches à Juzet-d’Izaut (Haute-Garonne), selon plusieurs médias locaux dont Ici Occitanie. Contactée, la chambre d’agriculture de Haute-Garonne n’a, pour le moment, pas répondu à nos sollicitations.
Il s’agirait du deuxième cas dans le département, le premier avait été confirmé par la préfecture le 12 décembre dernier. Il se situait sur la commune de Touille. La préfecture avait d’ailleurs indiqué avoir pris un arrêté prévoyant « le dépeuplement de l’unité de bovins dans laquelle la présence de la DNC a été confirmée ».
Les agriculteurs continuent leur mobilisationDepuis l’apparition de la DNC sur le territoire français, en Savoie l’été dernier, l’État tente de contenir la propagation du virus en appliquant trois règles : abattage systématique dès la détection d’un cas, vaccination et restriction de mouvements.
Les agriculteurs, opposés à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) touchant les bovins, continuent de se mobiliser, majoritairement dans le Sud-Ouest, avec toujours quelques blocages et rassemblements prévus mardi.
Le leader de la contestation au sud de Toulouse, en Haute-Garonne, Jérôme Bayle, doit être reçu en fin d’après-midi par le préfet. S’il demande de retirer le barrage sur l’A64, « on ira manifester à Toulouse et le mouvement s’élargira », a-t-il promis.
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