« Dénoncer un collègue, un parcours du combattant » : « l’omerta » sur les violences sexuelles au sein de la police

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Dès ses premiers pas dans le métier, à tout juste 24 ans, Manon (le prénom a été modifié) s’est sentie « comme un bout de viande ». En intégrant le commissariat du Xe arrondissement de Paris en tant qu’adjointe de sécurité, la jeune femme, joviale et souriante, est rapidement catégorisée comme « la fille facile », dans une équipe à l’ambiance « masculiniste, très misogyne », raconte-t-elle.

Très vite, un collègue lui envoie des photos à caractère sexuel non sollicitées, « de manière très fréquente ». Le gardien de la paix, à la réputation de « dragueur, séducteur », se montre insistant, malgré les refus de la jeune femme. Selon elle, il aurait à plusieurs reprises frotté son sexe en érection contre elle. Un jour, il l’aurait coincée dans un angle de la cafétéria avant de se masturber devant elle.

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