Scandale des poupées sexuelles : après Shein et AliExpress, un nouveau site britannique dans le viseur

3 min

La Haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry a indiqué lundi avoir saisi la justice au sujet d’un site britannique accusé de commercialiser en ligne des poupées sexuelles d’apparence enfantine, quelques semaines après l’ouverture d’une enquête sur les pratiques de plates-formes asiatiques sur ce même sujet.

Elle a effectué un signalement au parquet de Paris au titre de l’article 40 du code de procédure pénale et a saisi la plate-forme Pharos, qui lutte contre les contenus illégaux sur Internet, au sujet de ces poupées sexuelles ressemblant à des fillettes et mises en vente sur le site « Little sex dolls », avec une possibilité d’envoi vers la France.

La plate-forme signalée par une association

« Je saisis la justice et demande également que l’identité des acheteurs soit communiquée aux autorités compétentes », a indiqué Sarah El Haïry, dans une déclaration à l’AFP. « Ces produits sont dangereux : ils nourrissent des comportements pédocriminels et mettent en péril la sécurité de nos enfants », a-t-elle ajouté.

La Haute-commissaire a entrepris ces démarches à la suite du signalement du site effectué par l’association de lutte contre les violences sexuelles sur mineurs, Mouv’Enfants, auprès de plusieurs autorités, dont la Répression des fraudes (DGCCRF).

« Il n’y a pas que les plates-formes Shein, Ali Express… Nous exigeons que la lutte contre la pédocriminalité soit prise au sérieux et soit globale », souligne l’association dans un communiqué.

Une vingtaine de personnes interpellées début décembre

Début novembre, la découverte de la vente en ligne de poupées sexuelles d’apparence enfantine sur la plate-forme du géant asiatique de l’e-commerce Shein a fait scandale.

Depuis, le parquet de Paris a ouvert quatre enquêtes, confiées à l’Office mineurs (Ofmin), pour la vente de tels produits sur les plates-formes Shein, AliExpress, Temu et Wish.

Ces poupées, qui sont des jouets sexuels réalistes, tombent sous le coup de délit de diffusion de l’image ou la représentation d’un mineur présentant un caractère pornographique, passible de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

Une vingtaine de personnes soupçonnées d’avoir acheté en ligne ce type de poupée ont été interpellées mi-décembre lors d’une vaste opération policière en France.

No comments yet.

Back to feed