Un homme tué d’une balle dans la tête au cours d’une soirée alcoolisée dans le Doubs, le suspect plaide l’accident

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Que s’est-il passé à Autechaux-Roide (Doubs) dans la nuit de samedi à dimanche ? Seule certitude à ce jour, un homme a été tué par balle dans cette petite commune située non loin de la Suisse. Un suspect a été interpellé et placé en garde à vue, indique Paul-Édouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard, au Parisien, confirmant une information relayée par L’Est Républicain et BFMTV.

Cette nuit-là, vers 3 heures du matin, l’homme de 44 ans se rend précipitamment au domicile de sa mère, située à un jet de pierre du sien. Il affirme qu’un accident est survenu dans son appartement, qu’il a tué son ami sans le vouloir.

La mère du mis en cause se rend sur les lieux. Elle constate qu’il dit vrai : la victime, un homme de 39 ans, gît au sol dans une mare de sang. Elle prévient les secours. Ces derniers arrivent à leur tour à l’appartement. Ils confirment le décès : une balle a traversé la tête de la victime. Elle est entrée par une tempe pour ressortir derrière l’oreille, côté opposé. Les gendarmes, eux, découvrent une arme à feu de type 357 Magnum près du corps.

L’autopsie réalisée ce lundi

Une enquête, confiée à la brigade de recherches en appui de la gendarmerie de Pont-de-Roide, a été ouverte. C’est dans ce cadre que le suspect, un homme divorcé seulement connu de la justice pour conduite en état d’ébriété, a été placé en garde à vue.

Face aux enquêteurs, il raconte sa version des faits. La victime, un ami de longue date originaire de Saône-et-Loire, est son invité pour le week-end. Le soir du drame, ils consomment de l’alcool. Au cours de leur conversation vient le sujet de l’arme à feu. Le suspect affirme en être le propriétaire, l’avoir achetée durant l’été et l’avoir déjà utilisée. Pensant qu’elle n’est pas chargée, il la montre à son ami et joue avec. L’unique coup serait parti alors que le quadragénaire manipulait l’arme.

Toujours en cours, les investigations devront permettre de vérifier le récit du mis en cause. Une autopsie, réalisée ce lundi, doit, elle, confirmer les causes de la mort et déterminer la quantité d’alcool consommée par la victime.

Paul-Édouard Lallois, procureur de la République de Montbéliard, précise au Parisien qu’une conférence de presse sera organisée mardi matin. Le magistrat répondra aux questions des journalistes aux côtés du commandant adjoint de la compagnie de gendarmerie.

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