« Ça marche très très bien. » Pierre-Frédéric Billet, le maire (LR) de Dreux (Eure-et-Loir), peut se réjouir. Sur sa première année d’exploitation, la rutilante patinoire de la ville, inaugurée le 31 mai 2024, a accueilli 80 000 entrées publiques. « En réalité, c’est plus, parce que les associations utilisent la patinoire », précise le maire. « Il y a aussi la location qui fonctionne très bien pour des spectacles, des entraînements de hockeyeurs, des matchs… Le club de Villard-de-Lans, la référence en patinage artistique, vient par exemple très régulièrement s’entraîner chez nous. »
Le très bon nombre d’entrée est « conforme à nos prévisions », poursuit-il. « En vitesse de croisière, nous devrions même attirer 90 000 personnes par an. L’équipement, ouvert toute l’année, ne désemplit pas l’été. »
À Dreux, la passion pour les sports de glace a visiblement contaminé de nombreux habitants. Les Monarques, l’équipe de hockey locale, compte déjà 140 licenciés, tandis que l’École de glace apprend les rudiments de la glisse à quelque 160 personnes. Une académie de patinage artistique, recensant une centaine de licenciés, a même été créée. « Comme quoi, la culture de la glace s’est imposée chez nous », revendique l’édile.
Moins d’énergie et de pollution qu’une piscinePourtant, ce projet évalué à 18,5 millions d’euros avait fait bondir les écologistes d’Eure-et-Loir lors de son inauguration. Dans un communiqué, les opposants dénonçaient alors « une gabegie, d’argent public et de ressources » pour faire fonctionner cet équipement qui « consommera énormément d’énergie à un moment où la sobriété énergétique est d’actualité et la maîtrise du prix de l’énergie pas du tout assurée ».
Marc, un habitant de Dreux travaillant à Paris, n’avait alors pas compris pourquoi la municipalité s’était engagée dans un tel investissement. « Mais il faut bien reconnaître que les gens viennent. Mes filles adorent. Elles retrouvent leurs copines le week-end. Pour des adolescents, c’est important d’avoir des lieux de sociabilité », souligne ce quadragénaire.
Pierre-Frédéric Billet répond à ses opposants, qui avaient lancé une pétition « ayant recueilli moins de 350 signatures », que « la patinoire pollue et consomme huit fois moins qu’une piscine ». Et d’ajouter que « les consommations énergétiques sont moins élevées que ce que nous avions estimé ».
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