Alors que la colère a éclaté depuis quelques jours dans le monde agricole : plusieurs grands chefs cuisiniers ont décidé d’apporter leur soutien à la profession. Ce dimanche, malgré les appels gouvernementaux à une « trêve de Noël », des barrages d’agriculteurs ont été maintenus pour protester contre la gestion par le gouvernement de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Jacques Marcon, chef triplement étoilé des Maisons Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid (Haute-Loire), raconte ce dimanche sur BFMTV qu’il a rejoint l’un de ces blocages cette semaine au Puy-en-Velay, où il a ainsi manifesté pour « la première fois de sa vie : C’était pour soutenir tous mes copains paysans et éleveurs (…), poursuit le chef cuisinier. Parce qu’il y a une vraie inquiétude par rapport à la DNC et surtout par rapport au Mercosur ».
« C’est une osmose entre nous »« On n’écoute pas les paysans, on écoute qu’une seule voix de l’agriculture, celle d’un grand syndicat qui prône le libéralisme. Mais nos viandes, nos betteraves seront toujours plus chères que celles d’Amérique du Sud. On ne pense qu’au prix, alors qu’on devrait penser environnement, santé et souveraineté alimentaire », déplore-t-il sur la chaîne d’informations.
Un constat partagé par Glenn Viel, chef trois étoiles de L’Oustau de Baumanière, aux Baux-de-Provence (Bouches-du-Rhône). « Je comprends leur désarroi et leurs doutes. J’ai l’impression qu’ils ne sont pas vraiment entendus, alors que la France a besoin d’eux », affirme-t-il sur BFMTV. Et d’ajouter : « ce sont des travailleurs qui œuvrent du matin au soir, gagnent très peu et sont au service du pays. Il faut remettre l’église au milieu du village et les soutenir. »
Le chef cuisinier mondialement connu Marc Veyrat a lui aussi apporter son soutien aux agriculteurs figure emblématique de la gastronomie française et ancien chef triplement étoilé, ne cache pas non plus sa colère. « L’agriculture est le seul fleuron qui nous reste à travers le monde. La gastronomie, c’est la terre, c’est une osmose entre nous. Si on perd nos agriculteurs, nous (les chefs) allons perdre en vitesse », alerte-t-il.
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